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La maison qui apparaît, au XVIIIe siècle, dans les villes de la colonie, est née de la lutte contre le feu. Sa forme et sa distribution imposent aux « Canadiens » les conventions et usages de l’art d’habiter « à la française ».

Au XVIIe siècle, la transposition dans la colonie d’un habitat urbain traditionnel, largement construit en bois, est source de problèmes : le chauffage, nécessaire ici, cause de nombreux incendies. Très tôt, les intendants militent en faveur d’une construction en pierre. Ils proposent l’adoption de dispositifs permettant de réduire l’ampleur des conflagrations (murs coupe-feu, foyers dans les murs pignons, souches jumelées, etc.) ou de combattre le feu plus efficacement (échelles sur le toit, réservoirs d’eau, etc.). L’effort culmine après que le feu ait rasé une bonne partie des maisons de Montréal (1721) et que l’intendant se soit fait déloger une deuxième fois de son palais par un incendie meurtrier (1726). L’ingénieur du roi, Chaussegros de Léry, rédige alors une ordonnance, promulguée par l’intendant Dupuy en 1727, pour régir la construction dans les villes de la colonie.

L’habitat uniforme qui en résulte est modelé sur le palais de l’intendant, reconstruit selon les nouvelles normes. Ce modèle imposé obéit aux conventions chères à la France aristocratique. En effet, la maison bourgeoise promue est dépouillée d’ornements, rappelant que les ornements classiques – les ordres – sont réservés aux palais et aux hôtels particuliers de la noblesse. Le bourgeois, d’une classe inférieure, cohabite avec des locataires. L’intérieur de la maison bourgeoise est rarement divisé en « appartements », suites formées d’une salle, d’une antichambre et d’une chambre. Le plus souvent, l’intérieur bourgeois est organisé sans grand ordre, par la répétition de l’entité salle/chambre, divisée entre plusieurs étages.

Cependant, la forme essentielle de la maison ainsi codifiée est appropriée aux savoir-faire constructifs et à la disponibilité réduite des matériaux dans la colonie. Arrivée à point nommé dans l’urbanisation de la Nouvelle-France, la figure de cette maison a rapidement dominé les villes. Elle est entrée dans la tradition, perpétuant le paysage « à la française » des villes et villages du Québec. Cette façon de construire s’est en effet poursuivie bien au-delà de l’année 1760, qui marque la fin du Régime français.

 
 
 
 
   


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