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En 1663, Louis XIV décrète que le peuplement doit se faire par bourgs. Contrairement à ses prédécesseurs, il ne craint pas qu’un tel regroupement de la population encourage les dissidences, longuement combattues en France. On fait ainsi plusieurs tentatives pour rassembler les habitants de la colonie par bourgs. Mais l’habitude de vivre libre sur le territoire est déjà bien ancrée. Une forme originale et typique d’établissement apparaît alors : le village linéaire, caractéristique du paysage québécois.

Les Jésuites à Charlesbourg ou Pierre Boucher à Boucherville ont bien tenté de regrouper les habitants autour d’un « trait carré » : le noyau villageois est au centre, tandis que les terres en occupent le pourtour. Mais vu l’ampleur des terres déjà concédées, la forme dominante, jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, reste celle d’une agglomération sommaire autour du domaine seigneurial, formé du manoir et du moulin banal. L’église et son presbytère, constituant un autre pôle, étirent cependant l’établissement le long d’un axe, mi-rang et mi-village.

Rejetant le modèle de la ville planifiée issu de la Renaissance, cette urbanisation à deux pôles (église, manoir) correspond au modèle aristocratique (ville marchande / ville institutionnelle). En revanche, la forme linéaire de l’agglomération exige quelques adaptations. Des chapelles de procession doivent ainsi baliser les extrémités du village, puisque les processions circulaires – de l’église à l’église – comme celles qui ont cours en France, sont impossibles avec ce modèle linéaire. Il arrive même qu’on déplace l’église, afin que la cohésion de l’établissement se fasse autour d’elle.

Au XIXe siècle, la construction des villages est la grande entreprise du Québec, appelant à de nombreux efforts. Souvent, le pôle de l’église triomphe, dès que s’y ajoutent un presbytère monumental, une salle des habitants, une école, un couvent et un magasin général. Ce pôle finit par constituer un véritable noyau villageois, qui attire notables, bourgeois et demeures cossues. Restent cependant le manoir – hors du centre –, la forme linéaire et les maisons individuelles, vestiges des vastes concessions, pour témoigner de la mémoire des premiers établissements.

 
 
 
 
   


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