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La distinction ville/faubourg apparaît au Moyen Âge. Un établissement humain est alors nommé bourg ou ville s’il est clos par une enceinte et dominé par une cathédrale, c’est-à-dire une église placée sous l’autorité d’un évêque. Y siège alors l’administration communale, qui échappe à la juridiction seigneuriale. La périphérie urbaine, ou faubourg, tire profit de la densité et de l’activité de la ville voisine, mais ses habitants n’ont pas le statut de citadin.

Les premiers bourgs (villes) de la Nouvelle-France – Québec et Montréal – sont rapidement encerclés de faubourgs, où s’installent les activités indésirables. Ces activités demandent un espace considérable (chantiers maritimes, charretiers) ou font intervenir des animaux (boucheries, laiteries). On y retrouve aussi l’hôpital général, les tanneries et les boutiques de forge.

Au milieu du XVIIIe siècle, la réglementation urbaine exige que les maisons soient alignées et construites en pierre. Ces exigences ont pour effet de repousser les habitants moins nantis vers les faubourgs, où la construction en bois et un certain désordre dans les implantations subsistent. Cette ségrégation économique s’amplifie sous le Régime britannique, qui instaure une répartition encore plus précise des activités dans la ville : les artisans et ouvriers catholiques (canadiens et irlandais) vont alors peupler les faubourgs, laissant la ville aux marchands et aux notables.

Dès les années 1830, la municipalisation réorganise le territoire. On découpe l’ensemble de la figure urbaine en quartiers, tandis que la périphérie plus éloignée – la banlieue – réserve ses panoramas et la beauté naturelle de ses plages rurales aux villégiateurs. Au-delà de cette verte couronne de villas et de domaines agricoles, quelques hameaux et villages préfigurent l’urbanisation du XXe siècle. Bientôt, toutefois, le territoire de la villégiature est lui-même investi par de nouveaux quartiers. À la fin du XIXe siècle y apparaît une première « banlieue victorienne », avec ses grands bâtiments institutionnels et de nouveaux ensembles paroissiaux.

La banlieue, telle qu’on la connaît aujourd’hui, naît au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Elle est issue des recherches d’un nombre croissant de professionnels – particulièrement les urbanistes – sur la fonctionnalité et l’esthétique de la planification urbaine. Cette banlieue, favorisée par le développement des transports en commun, attire massivement les familles du baby-boom dans ses rues incurvées et son habitat pavillonnaire.

Mais l’étalement urbain a un coût : accroissement des infrastructures, multiplication des équipements publics et désertification des quartiers centraux. C’est ce qu’on appelle « l’effet de beigne ». Ces conséquences coûteuses deviennent, dans les années 1960, les chevaux de bataille de l’opposition ville/banlieue. On a adopté, depuis, des politiques correctives, qui pourtant n’ont pas tranché quant aux mérites respectifs de la ville et de la banlieue. La ville, saturée, n’offre plus d’espace aux nouvelles constructions qu’on y souhaite, tout en demeurant très peu dense. C’est l’héritage de ces villes engendrées, pour de larges parts, par les anciens faubourgs et les anciennes banlieues…

 
 
 
 
   


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