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L’idée de conserver et de restaurer les maisons (l’architecture domestique) n’est guère commune avant les années 1950. La maison, réponse fonctionnelle au besoin de s’abriter ou foyer de la famille, ne compte pas d’emblée parmi les « monuments » consacrés par l’histoire. Au Québec cependant, comme dans certaines autres régions du monde (en Bretagne, par exemple), la valeur symbolique associée à la domesticité et à la paysannerie a assuré la perpétuation de la silhouette de la maison, bien avant qu’on ne conserve les maisons elles-mêmes.

Le mouvement de la conservation architecturale touche le Québec au lendemain de la Première Guerre mondiale, dont les dégâts, en Europe, ont sensibilisé l’opinion publique. La première Loi sur les monuments historiques, adoptée en 1922, donne lieu aux premières publications sur l’architecture domestique, dont Vieux manoirs, vieilles maisons. Toutefois, la maison canadienne-française, qu’on découvre alors avec nostalgie, appelle moins à la conservation qu’à l’imitation. On la retrouve donc partout, sous l’impulsion du courant régionaliste qui domine la production architecturale à partir des années 1930.

Puis, après la Seconde Guerre mondiale, le modernisme impose une distinction entre l’architecture nouvelle – qui doit être de son époque – et l’héritage du passé, ce « patrimoine » que l’on conserve. La « maison québécoise », pourtant, reste ambiguë, lorsque la Révolution tranquille en fait la figure emblématique d’une mémoire collective reconstituée. Ainsi, d’une part, la législation prête vie aux arrondissements historiques, protège de la démolition des quartiers anciens et la multitude de maisons qui s’y trouvent. D’autre part, encensée par des ouvrages populaires largement diffusés (tel l’Encyclopédie de la maison québécoise), la figure de la maison rurale devient objet de collection. Ce succès de la maison québécoise lui vaut sa nombreuse descendance : nos banlieues sont truffées de bungalows et de cottages parés de références à l’habitat ancien.

Il faut dire que la restauration d’une maison est une tâche ardue. Il faut d’abord concilier le cachet ancien et le confort moderne : personne ne peut aujourd’hui vivre comme au XVIIe ou au XVIIIe siècle. Les maisons anciennes ont d’ailleurs été réaménagées à plusieurs reprises pour évoluer avec le temps. Puis, les techniques de construction ont changé ; le recours à des usages et à des matériaux anciens est difficile et coûteux. Enfin, l’investissement affectif et financier d’un propriétaire de maison ancienne n’est pas toujours apprécié à sa juste valeur par la collectivité. Les autorités municipales agissent souvent avec peu d’égard pour les éléments historiques du paysage construit.

Reste que « restaurer » ne signifie pas nécessairement revenir à un état originel. Il s’agit plutôt de mettre en valeur les éléments significatifs du bâtiment et de son site. Il faut miser sur la cohérence d’un effet d’ensemble, qui propose une lecture durable de la maison. Pour ce faire, on peut recourir aussi bien au style ancien observé qu’à un vocabulaire architectural contemporain, apte à célébrer le passé en se projetant vers l’avenir.

 
 
 
 
   


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